Trois faits doivent être retenus
:

la prévalence ponctuelle de la consommation d'antidépresseurs
est en France de 10% (données de la CNAM). Ceci
correspond à la prévalence ponctuelle
des pathologies relevant d'une telle prescription (états
dépressifs, anxiété généralisée,
, trouble panique,
douleurs physiques rebelles). Dans les pays où
la prévalence de prescription est inférieure
à 10%, tous ceux qui devraient être traités
par antidépresseur ne le sont pas ; en France,
on manque de données sur l'adéquation
ou non entre prescription et morbidité la justifiant
;

en France, les antidépresseurs sérotoninergiques
(qui sont globalement les mieux tolérés)
sont les plus prescrits, contrairement à l'Angleterre
où les imipraminiques tricycliques (qui sont
les moins chers
et moins bien tolérés)
sont les plus prescrits ;

la consommation d'antidépresseurs est élevée
en France comme le sont toutes les consommations médicales
(interventions chirurgicales, antibiotiques, hypocholestérolémiants
) : la réflexion doit donc porter sur la
distribution des soins dans son ensemble.