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Mécanisme d'action des antidépresseurs

Les dysfonctions neurobiologiques sous-tendant la dépression et les modes d'action des antidépresseurs restent mal connus.
L'efficacité des antidépresseurs Inhibiteurs de la Mono Amine Oxydase (IMAO) et des antidépresseurs imipraminiques tricycliques (découverts en 1957) a initialement conduit les chercheurs à penser qu'une déficience en mono-amines cérébrales (neurotransmetteurs tels que la dopamine, la sérotonine et la noradrénaline), serait à l'origine de la dépression, et que le traitement antidépresseur agirait en réparant cette déficience. En effet, les IMAO inhibent l'enzyme dégradant les monoamines et les tricycliques inhibent leur recapture intracellulaire : ces deux mécanismes induisent une augmentation des taux de monoamines disponibles en dehors des cellules.

   
Les progrès de la recherche psycho-pharmacologique remettent en cause cette théorie. Elle ne permet pas d'expliquer l'effet différé des antidépresseurs (délai d'action de 3 à 6 semaines).
D'autres effets des antidépresseurs ont également été observés : action par l'intermédiaire de facteurs de croissance comme le BDNF (Brain Derived Neurotrophic Factor) sur la survie et la croissance neuronale, stimulation de la neurogenèse des cellules de l'hippocampe, correction d'une hypofonctionnalité frontale.
   
Au total, on ne connaît que des effets neurobiologiques communs aux antidépresseurs et à l'électroconvulsivothérapie.