Dépression saisonnière : 3 pistes pour la surmonter !

Dec 4, 2017 par

Alors que les jours raccourcissent, certains voient leur moral dégringoler… dans leurs chaussettes. La fautive ? La dépression saisonnière, cette déprime passagère qui affecterait un français sur 10 lors du changement de saison, et plus particulièrement les femmes. Idées noires, isolement, boulimie, les conséquences de cette affection sont loin d’être bénignes. Santé sur le Net vous dit comment mettre au tapis la dépression saisonnière

Dépression saisonnière

Investissez dans la luminothérapie !

Les causes de la dépression saisonnière sont mal connues ; cette pathologie résulterait, semble-t-il, d’un manque de lumière reçue par la rétine. Ce manque entraînerait un dérèglement de la sécrétion de certaines substances, comme la mélatonine, une hormone régulant le sommeil et l’humeur. Les symptômes de la dépression tels que la tristesse, un ralentissement général, une appétence pour le sucré pourraient alors apparaître, surtout sur des personnes prédisposées.

De fait, l’exposition à la lumière ou luminothérapie est le traitement de référence de la dépression saisonnière. Elle peut aussi être bénéfique pour les personnes qui souffrent seulement d’un petit coup de blues hivernal.

S’exposer, oui, mais pas à n’importe quelle lumière !

Pour terrasser la dépression saisonnière, il vous faudra investir dans une lampe spéciale luminothérapie (aux alentours de 150 E). Cette lampe diffuse une lumière de forte intensité, sans UV. Une exposition journalière de 30 minutes pendant 2 semaines est conseillée pour retrouver un moral au beau fixe ! Il ne faut pas regarder la lampe, mais seulement se tenir à proximité (moins de 1 mètre du visage). Il est également conseillé de s’exposer tôt le matin pour une meilleure efficacité.

À savoir ! L’intensité de la lumière s’exprime en lux. Par beau temps, la luminosité est 100 000 lux. Une ampoule standard émet 200 à 300 lux et une lampe de luminothérapie 10 000 lux.

Si vous ne voulez pas acheter une lampe spéciale, vous pouvez tenter de bénéficier des rayons du soleil hivernal en vous exposant à la lumière naturelle le plus possible.

Mangez du saumon !

En cas de baisse de régime, nous avons tendance à nous jeter sur les aliments gras et sucrés, sources de réconfort. Erreur ! Pour contrer la dépression saisonnière, oubliez le chocolat ! Il faut manger équilibré. Une nourriture fraîche et variée est préconisée. Elle devra inclure :

  • Des fruits et légumes : ils sont nos alliés ! Une récente étude parue dans le journal PLOS one a démontré qu’ils amélioraient le bien-être psychologique des jeunes adultes ;
  • De la vitamine D : elle est indispensable aux os, mais elle est également utile pour combattre les humeurs moroses. Ce nutriment essentiel étant moins synthétisé par notre corps en hiver (en raison du manque d’ensoleillement), il est conseillé de privilégier des aliments qui en contiennent comme la saumon, les œufs ou encore les champignons ;
  • Des acides gras : une nourriture riche en acide gras omega 3 est également recommandée. On en trouve dans le soja, mais aussi dans de nombreux poissons comme le hareng, le maquereau et encore et toujours notre ami le saumon !

Bougez !

Rester actif, pratiquer un sport régulièrement pendant les mois d’hiver, permet d’éviter l’installation d’une dépression saisonnière. Même une activité de faible intensité une heure par semaine semblerait intéressante.

Surtout, ne restez pas enfermé ! Malgré la fatigue et la tristesse, essayez de sortir, même une petite promenade peut-être grandement bénéfique. Ne vous isolez pas, gardez le contact avec vos amis. Les liens sociaux sont d’excellents pare-feu contre la dépression.

A bien y réfléchir, Noël est sans doute le moment de l’année où nous risquons le plus de souffrir de dépression saisonnière, mais aussi celui où nous avons toutes les armes pour la combattre : famille ou amis à nos côtés, des lumières partout et… du saumon fumé !

Isabelle V., journaliste scientifique

– How can you cope with seasonal affective disorder? Medicalnewstoday – Maria Cohut. 24 novembre 2017.
Isabelle V.

Journaliste scientifique

Passionnée de recherche clinique et pharmacovigilance.

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